La mesure du poids est cependant insuffisante !

 

La mesure du poids est insuffisante pour 3 raisons :

 

Première raison :

Le corps est constitué d’éléments plus ou moins denses occupant à poids égal des volumes très différents.

Un kilo de calcium osseux occupe un volume de 300 ml tandis qu’un kilo de graisse occupe un peu moins d’un litre. De même, un kilo de muscles a un volume moins important qu’un kilo de graisse.

 

L’apparence du corps, son esthétique, résultent beaucoup plus de son faible volume et de sa fermeté, que de son poids.

 

Se contenter de peser le corps équivaut en quelque sorte à associer de façon aveugle des kilos de plume et des kilos de plomb. De même, l’appréciation de son volume corporel dans une glace reste très subjective et dépend surtout de l’humeur du jour( et de l’angle d’observation).

 

Que l’on souhaite maigrir (perdre de la graisse dans le langage courant), grossir (prendre du volume) ou plus simplement évaluer son équilibre corporel (évaluer sa masse corporelle), il faudra dans tous les cas séparer le corps en ses 2 constituants principaux : la masse maigre (eau, muscles, calcium) et la masse grasse. A poids égal, la sportive a le volume corporel le plus faible : 3 litres en moins par rapport à la sédentaire, soit 2 bouteilles d’eau minérale de 1,5 litres ou encore 11 plaquettes de beurre de 250 grammes, ce qui, vous en conviendrez est facilement visible. La sportive a une masse musculaire beaucoup plus développée, mais elle est plus fine.

 

L’activité physique ne fait donc pas forcément perdre du poids mais elle fait perdre en volume.

 

Notons dès maintenant que l’activité physique ne permet d’obtenir de tels résultats qu’au bout de très longues semaines de persévérance, mais les résultats esthétiques, la forme physique, le bien être qu’elle permet d’atteindre valent la peine.

 

Deuxième raison :

Les variations de poids ne peuvent pas être interprétées si on ne tient pas compte de la variation quantitative de ces constituants (masse maigre et grasse) car chacun d’eux évolue pour son propre compte.

 

Voici 2 exemples pour s’en convaincre :

 

  1. Au cours d’un exercice physique intense de 1 à 2 heures, il est habituel de perdre 1 à 2 kg de poids, mais il s’agit en fait d’une perte d’eau liée à la sudation. Même si on utilise un peu ses graisses à l’effort, il est impossible de perdre 1 à 2 kg de graisse en quelques heures (la perte de graisse se négocie sur plusieurs semaines). Dans cet exemple la masse grasse reste intacte, le poids baisse pendant quelques heures car la masse maigre (les muscles et les viscères) s’est déshydratée. Elément trompeur, le pourcentage de graisse augmente temporairement car le pourcentage de graisse est le rapport entre la graisse, stable, et le poids qui lui a baissé par perte d’eau.

 

  1. Autre exemple banal. Certaines femmes sont sujettes à des variations cycliques du poids (appelées couramment « gonflette »). Elles prennent 1 à quelques kilos en période prémenstruelle puis les perdent 8 jours après. Là encore il s’agit de variation hydriques qui concernent surtout la masse maigre. La masse maigre se gorge d’eau, le poids augmente, mais ces femmes ne prennent pas un gramme de graisse.

Seul l’analyse séparée de la masse grasse et la masse maigre permettra de le démontrer. De façon trompeuse, le pourcentage de graisse de ces femmes diminue transitoirement alors que leur poids s’est élevé.

 

Autant dire que le pourcentage de graisse est inutilisable pour gérer son poids.

 

Troisième raison :

En cas de régime mal adapté (par exemple un régime déséquilibré fait uniquement de végétaux : végétalisme, mais aussi régime « haricots verts » chronique) on observe une fonte rapide de la masse maigre en raison de l’absence de protéines riches dans l’alimentation. Une fonte musculaire apparaît avec « jambes en coton » et malaises répétés. Pendant ce temps la masse grasse reste intacte voir augmente. Il est vrai que parfois le poids diminue mais, en même temps le corps devient flasque et franchement peu esthétique ; en particulier les muscles fessiers deviennent plats et mous. Le même phénomène peut s’observer si vous consommez des substances médicamenteuses sans contrôle. L’automédication est à proscrire dans le traitement de l’obésité. Les médicaments mal utilisés déséquilibrent souvent la masse maigre, sont inefficaces pour faire fondre la graisse et peuvent même aggraver l’obésité.

 

Une méthode amaigrissante correcte doit aboutir à une diminution de la masse grasse en maintenant la masse maigre presque constante. Dans tous les cas, la perte de masse maigre ne doit pas excéder 330 grammes par kilos de poids perdu.

 

Au cous d’un régime, le suivi régulier de la masse maigre est indispensable. La seule mesure du poids peut cacher une fonte musculaire incompatible avec une bonne santé.

 

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