Que faire en cas de surcharge en graisse ?

 

Méthode :

 

Si la masse grasse dépasse la limite supérieur théorique (calculée en fonction de votre taille, de votre sexe et votre âge) de plus de 5 à 8 kilos ou bien si votre tour de taille dépasse 88 cm chez une femme et 102 cm chez l’homme, il est tout d’abord raisonnable de faire-faire par votre médecin habituel un bilan médical complet (bilan lipidique, métabolique et endocrinien, cardio-vasculaire et respiratoire). Il ne s’agit pas de s’alarmer, mais la prévention est le meilleur moyen de diminuer son anxiété…qui sûrement fait grossir.

 

Si la surcharge adipeuse reste modérée (1 à 8 kilos), il est possible de gérer seul la reprise de contrôle de son poids. La mesure régulière de sa masse grasse et son suivi sous forme graphique est alors d’un grand intérêt et très motivante.

 

  1. Diminuez au mieux les graisses de votre alimentation (méfiez-vous des graisses cachées, exemple : les cacahouètes de l’apéritif) : supprimez les sauces, les fritures, le beurre, la crème, les lardons pendant au moins un certain temps, au minimu, rédusez-en considérablement la quantité (celles au fromage, par exemple).
  2. Mangez équilibré : viandes maigres, glucides lents (pâtes et riz : les Asiatiques mangent beaucoup de riz sans grossir tant qu’ils n’ajoutent pas de sauces à l’Européenne), et très peu de corps gras comme signalé en  « 1 » : Préférez les sauces maigres comme la sauce tomate et apprenez à découvrir les aromates.
  3. Buvez beaucoup d’eau (environ 1,5 litres par jour).
  4. Ne sautez aucun repas, même pas le petit-déjeuner et évitez les hypoglycémies de 11h00 et de 16h00. Pour éviter ces hypoglycémies qui se traduisent par des fringales ou des malaises (suées, jambes en coton), il suffit d’ajuster progressivement, dès le lendemain, la ration du repas qui a précédé ce malaise en mangeant suffisamment de glucides lents (pâtes et riz surtout, mais aussi du pain en quantité modérée). Ajustez de jour en jour jusqu’à ce que les malaises disparaissent mais pas plus pour éviter un excès en quantité cette fois.
  5. Supprimez l’alcool même si vous ne vous sentez pas vraiment alcoolique car chaque gramme d’alcool en trop sera probablement stocké en graisse en compagnie des cacahouètes qui accompagnent les apéritifs !
  6. Déterminez vos besoins caloriques et équilibrez votre alimentation en conséquence.
  7. Ajoutez une activité physique progressive si vous êtes sédentaire. Gymnastique d’abord pour tonifier les muscles et empêcher la masse maigre de fondre. Puis marche, cyclisme, natation ou bien tout sport pouvant être exercé& pendant plus d’une demi-heure car les graisses ne sont utilisées qu’après au moins 20 minutes d’exercice modéré mais prolongé. La forme physique qui en résultera permettra de mieux transporter l’oxygène aux tissus et de faciliter la combustion des graisses. L’activité physique permet aussi un meilleur drainage de l’eu des tissus peu vascularisés (cellulite). Si vous en avez la possibilité, prenez conseil auprès d’un masseur-kinésithérapeute, d’un professeur d’éducation physique.
  8. Si vous êtes attentif, vous devriez perdre en 100 et 500 g par semaine (maximum acceptable : 1 kilo, mais cela nécessite déjà un effort intense), vérifiez chaque semaine par une mesure de la composition corporelle que vous ne perdez pas plus de 33 % de masse maigre, soit 330 g de masse maigre par kilo perdu.
  9. Rappelez-vous que l’alimentation se règle sur 15 jours : ainsi, si vous ne pouvez éviter un repas de famille ou de copains, laissez aller ! mais faites « pénitence » dans les 3 jours qui suivent en serrant un peu plus les calories. Evitez tout de même de participer à un anniversaire ou à une fête chaque semaine, voir chaque jour, c’est ingérable et indigérable !
  10. Si votre masse maigre diminue trop vite, il convient d’augmenter la part de protéines et de glucides lents dans votre alimentation et de faire de la gymnastique.

 

Il convient également d’ajuster la ration temporairement car n’oublions pas que seule la masse maigre consomme de l’énergie : Plus votre masse grasse s’abaisse, moins vous dépensez de calories, moins vous devez manger, et plus vous avez de chance de reprendre de la masse grasse.

 

Gras, obésité et génétique :

Il est certains que nous ne sommes pas tous égaux dans notre capacité à éliminer les calories, les différences génétiques expliquent en partie ces différences. Il ne faut cependant pas confondre un terrain génétique favorable à l’obésité et les mauvaises habitudes alimentaires transmises de parents à enfants. Quoi qu’il en soit, l’obésité génétique n’est pas totalement insurmontable : les conditions d’hygiène alimentaire et le suivi médical doivent être seulement plus stricts et les résultats seront moins spectaculaires.

 

Retour à la page précédente